9 déc. 2015

NLA 54-Liège, groupe LIS, 5 décembre 1987

Les membres du groupe LIS (Livre - Idées -Société), réunis sous la présidence de Guy Biart, ont pu entendre deux exposés :
De Silvana Seidei-Menchi "Le livre et l’illettré. Les limites sociales de la diffusion du livre dans l’Italie de la Renaissance". Se fondant sur des procès-verbaux de l’Inquisition, elle a pu constater que l’illettré accédait au livre en s’incorporant à un groupe. Cette association, libre et ouverte, rassemblait illettrés et lettrés, ces derniers servant de médiateurs (ils lisaient et commentaient les textes pour leur auditoire). Par ce biais le livre est devenu un centre de vie sociale, son rayonnement dépassant le monde des lettrés. Les illettrés, consommateurs de livres, les diffusaient à leur tour, certains connaissant par cœur des passages entiers de l’Ecriture et pouvant les citer dans leurs propres discours.


Paul Culot, le second orateur, s’est penché sur les reliures signées françaises du XVIIIe siècle. Après avoir décrit les différents types de signatures qu’il a pu rencontrer, il s’est attaché à montrer ce que l’on peut tirer de leur étude. L’intérêt apparaît évident pour l’identification du travail d’un artisan, d’un type de décor, pour l’histoire des bibliothèques. Enfin, elles donnent une idée de la société du livre du temps. Pour terminer, P. culot préconise que des enquêtes systématiques soient menées tant dans les bibliothèques que dans les fonds d’archives pour permettre la rédaction d’un corpus des reliures françaises signées du XVIIIe siècle, ce qui assurerait une meilleure connaisance de cet aspect de l’art du livre.

 
 
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