8 jui. 2015

NLA 118 - Editorial

 

Ce numéro 118 des NLA est le premier à porter le millésime 2007. Il ne peut donc s’ouvrir qu’avec tristesse : tous ceux qui aiment et qui étudient le livre ancien ont perdu leur champion, Henri-Jean Martin, qui s’est éteint le 13 janvier 2007 à l’âge de 83 ans. Il s’apprêtait à saluer à sa manière le cinquantenaire de la publication de l’Apparition du livre, en publiant un nouvel ouvrage. Les différentes célébrations qui ont déjà eu lieu et celles qui sont annoncées sont unanimes à rappeler le rôle de tout premier plan joué par cet homme-orchestre, qui a mené de front trois carrières : conservateur de bibliothèque, chercheur et professeur.

C’est à son infatigable défense de ce qu’on n’appelait pas encore le patrimoine des bibliothèques et à la clairvoyance avec laquelle il appelait à la collaboration entre bibliothécaires et historiens qu’est due, il y a trente-trois ans, la naissance du Centre national du livre ancien, hélas défunt, et de son prolongement, les NLA.
Organe modeste, mais vivace, dont l’existence n’avait jamais eu besoin d’être officialisée par les institutions où elle avait pris naissance (l’Institut de recherche et d’histoire des textes du CNRS et les bibliothèques publiques, au premier rang desquelles la Bibliothèque nationale), notre bulletin a désormais du mal à maintenir son pari : assurer gratuitement l’information des amis du livre ancien.
Si le soutien intellectuel, la collecte des informations, le plaisir d’une rédaction partagée au sein d’un comité de rédaction informel, lieu de rencontre des professionnels, des chercheurs et des amateurs de livre ancien, ne lui ont jamais fait défaut, il n’en va pas de même pour les moyens matériels. La fermeture de l’atelier d’impression du CNRS avait déjà, en 1992, menacé les NLA. La création de l’« Association des Amis des NLA » et l’aide de la Direction du Livre avaient permis de poursuivre la publication. Aujourd’hui, c’est l’atelier de la BnF qui disparaît et ne peut plus assurer l’impression des NLA.
Les NLA vont donc, pour rester gratuites, devenir électroniques (elles y gagneront un peu en ponctualité…). Pour ne pas rompre trop brutalement avec la tradition et pour permettre aux bibliothèques, notamment, de poursuivre leurs collections et d’exposer ce bulletin au public, une version papier sera proposée, moyennant une contribution.
Afin que le comité de rédaction et l’« Association des Amis des NLA » puissent prendre les mesures techniques nécessaires, nous serions très reconnaissants aux destinataires de ce numéro 118 de bien vouloir, s’ils souhaitent continuer à recevoir les NLA sur papier, renvoyer le bon ci-dessous, accompagné de leur règlement, et ce le plus rapidement possible.
Le comité de rédaction et l’AANLA

 
 

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